Les scanettes pour faire ses courses : La fausse bonne idée ?

Alors que le « tout connecté » (maison, voiture, etc…) n’est plus une tendance mais bien une vraie transformation, il semblerait que certains « produits » conçus dans cette optique n’ont pas réussi à se faire une place dans nos foyers, et c’est le cas de la scanette pour faire ses courses.

scanette api intermarché drive

Quelles enseignes ont lancé leur scanettes ?

Carrefour Drive avec Pikit, Chronodrive avec Izy, Le Drive Intermarché avec API ont proposé une scanette à leurs clients avec ce double objectif :

  • Pour le consommateur : gagner du temps sur ces achats et gérer facilement une liste collaborative (pour le foyer)
  • Pour l’enseigne : verrouiller ses clients car la scanette ne permet évidement que de commander dans l’enseigne en question !

Le modèle est sensiblement le même pour chacune de ces trois enseignes : le consommateur doit acheter la scanette (quelques dizaines d’euros) puis il peut utiliser celle-ci pour constituer facilement sa liste de courses rattachée à son compte drive ou e-commerce.

Les scanettes proposent plusieurs fonctionnalités permettant d’ajouter ou de retirer un produit de sa liste de courses notamment via le scan de codes-barres ou la commande vocale. Dans l’usage imaginé par les enseignes, la « télécommande » est toujours à porter de main et permet de scanner un article avant de le jeter à la poubelle, lorsqu’on regarde ce qu’il reste dans les placards ou encore en famille pour ajouter des produits « plaisir ».

izy chronodrive

3 raisons pour lesquelles elles ont fait flop

Raison n°1 : Pas assez pratique

Pour les consommateurs qui font leurs courses au drive ou en livraison, l’historique de commande est bien souvent plus efficace que la scanette : une seule case à cocher/décocher versus scanner chaque code barre ou dicter précisément le produit…

Raison n°2 : Le prix…

Qui paierait pour son chariot ou panier ? C’est un peu ce principe avec les scanettes et avec un montant assez élevé compte tenu de l’objet technologique… Vendues une trentaine d’euros, les enseignes ont vite dû s’adapter sans pour autant pouvoir les « offrir » directement. Les scanettes se sont donc vues commercialisées avec des offres de remboursement, des remboursements sur la carte fidélité ou encore des promotions lors d’opérations spéciales.

Rien n’y fait, la valeur perçue/bénéficies apportés de la scanette ne semble pas être à ce prix-là aux yeux des consommateurs…

Raison n°3 : KO face à son principale rival, le smartphone

La question est surtout la légitimité d’un objet supplémentaire dédié à la liste de courses ? Une grande partie des consommateurs possèdent un smartphone, certains l’utilisent déjà pour faire leurs courses via les applications drive ou livraison – alors pourquoi proposer un objet supplémentaire ? Peut-être dans la volonté de verrouiller le consommateur qui, s’il veut faire des courses 2.0 sera à jamais prisonnier de l’enseigne chez qui il a acheté la scanette. Mais l’histoire montre que le consommateur connecté est finalement plutôt peu fidèle…

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